| Pascal, ostéopathe vient à votre aide - (30 janv. 2010 ) |
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M. Pascal Bertheau, ostéopathe à Villeurbanne,
spécialiste du suivi ostéopathique des sportifs et de l'analyse du mouvement,
il répond à nos questions... Aujourd’hui, les sportifs ont de plus en plus
recours à l’Ostéopathie, quelles sont en général leurs attentes ? Pascal :
« Les principaux motifs de consultation sont la douleur et la gêne
fonctionnelle lors de la pratique sportive, par ailleurs cette attente reflète
assez régulièrement la manière dont le sportif pratique et gère son activité
physique. Un grand nombre
d'athlètes expérimentés consultent périodiquement pour pérenniser leurs
sensations corporelles lors du geste technique, conserver leur niveau et
assurer la continuité de leurs plannings d'entraînement. D'autres, sont
malheureusement dans un processus de rupture avec leur corps, ils présentent un
cortège classique de symptômes aggravés et importants, un arrêt forcée de
l'activité sportive, et le tout dans un état psychologique d'impatience et
d'exigence, simplement car ils ont trop tardé à consulter. » Quels types de blessures rencontrez-vous le plus
chez le sportif ? Pascal :
« Le type de blessure est bien évidemment corrélé à la nature de
l'activité (ski, jogging, tennis, boxe...) et du niveau du pratiquant. Ce sont principalement
des blessures articulaires ( dos, épaules, genoux, chevilles...), et musculo-tendineuses
(tendinites, séquelles de déchirures musculaires...) dont le mécanisme de
survenue est un micro-traumatisme au cours d'une chute, d'un choc avec un
adversaire ou d'une hypersollicitation par surentrainement. Dans la compréhension
des pathologies d'hypersollicitation la composante mécanique et posturale est
prépondérante et fondamentale pour traiter durablement ces pathologies
sportives. Cette blessure est
souvent le témoin d’un dépassement du seuil d'acceptation de l'articulation ou
du corps face à une surcharge mécanique apportée par l'activité. Le diagnostic spécifique
ostéopathique détermine la nature et les répercussions de la blessure et
l'origine de la douleur, les délais de récupération sont inhérents à
l'intensité lésionnelle, à la compréhension et à la capacité de récupération du
sportif. » Le suivi ostéopathique régulier d’un sportif
peut-il lui permettre d’optimiser ses performances ? Pascal :
« Absolument, la voie actuelle de l'ostéopathie du sport s'oriente vers
une objectivation des gains d'optimisation. De plus cette terminologie rime
avec notre approche dans la prévention des technopathies sportives (blessures
liées aux sports). Chaque sportif possède
un facteur limitant sa capacité physique que l'on pourrait définir comme une
déficience posturale (déséquilibre fonctionnel d'une structure articulaire ou
d'un circuit de contrôle de la perception ou de la modulation de notre schéma
corporel) , ce facteur peut se situer dans n'importe qu'elle partie du corps,
il constitue alors un frein et un maillon faible pour l'élaboration du geste
sportif qui je le rappelle nécessite force, souplesse, coordination et
précision, le tout étant corrélé à des facteurs de stabilité du centre de
gravité du corps. En pratique, on réalise
un bilan initial (évaluation clinique de la posture, une analyse ergonomiques
des contraintes biomécaniques appliquées aux différentes articulations et les
objectifs du sportifs...). Puis par des ajustements
manipulatifs précis sur la zone dysfonctionnelle, on augmente les qualités
proprioceptives, on optimise son référentiel postural, et les qualités
intrinsèques du geste technique. Vous l'aurez compris c'est
un une prise en charge spécifique et individualisée pour chaque sportif. » Pouvez-vous nous communiquer quelques conseils de
base à suivre lors de la pratique d’un sport ? Pascal :
« Oui la base reste, un bon échauffement, de la récupération active et des
séances d'étirements. De plus, il faut
privilégier des entrainements dits qualitatifs et non quantitatifs en variant les
intensités et les fréquences d'entrainement, en ajoutant la cerise sur le
gâteau des séances spécifiques de préparation physique (musculation). Ils faut également
diversifier et alterner différents sports, travailler d'une manière
obsessionnelle la qualité du geste technique. Et enfin une bonne
gestion de la pratique sportive est une alchimie entre la charge d'entrainement
et le délai de récupération. » Enfin, dans le cas d’une
personne n’ayant pas pratiqué de sport depuis plusieurs années, que conseillez-vous ? Pascal :
« De garder le sourire, la pratique sportive ne doit pas être un
défouloire pour évacuer son stress quotidien, mais un moment privilégié de
satisfaction et de convivialité. De la patience car la
reprise devra être progressive selon le type d'activité et le temps de
pratique. Enfin, il n'y a pas de
mauvais sports il n'y a que des sports mal pratiqués, c'est pour cela que je
vous engage tous à faire appel à des professionnels du sport (club,moniteur,
coach...) pour prendre un maximum de plaisir et travailler la qualité du geste
sportif. » Pour les lecteurs qui souhaiteraient en savoir
plus, nous les invitons à consulter le site http://www.sante-osteopathie.com,
ils pourront ainsi mieux cerner les enjeux de l’Ostéopathie dans la pratique
d’un sport... M.G. |
